When i became a mum, i decided not to to change the editorial line of my other blog and nor to close it down for good. it seems it has been turning on its own and will probably still do for a while, which is pleasantly surprising.
i have had obviously so much to think about over 9 months creating a life, and around 20 months of trying not to mess it up. But this does not justify writing yet another Motherhood flavoured blog which would smell of baby smell and diapers, look like rainbows and coffee stains, and sound like baby gargles and middle-of-the-night endless tears. Nope i thought i would go beyond it.
There are also thousands of blogs and sites and magazines and websites and books on the topic, and i did not want to add another one to the sea of pinkish bullshit. You got my point: i stocked a proper amount of thinking in my working mum brain, and it appears that it time now to unload before it starts melting.
I've done a fair share of reading of these blogs and other social media accounts, and i realised i could not find myself in any. Right, i love The Unmumsy Mum and Mother Pukka who probably better represent my ideal life balance, but still, something was missing.
So this is it, the background of The Forgotten. Expressing what i think has been missing, or what i've been disagreeing with. Pardon the blah and be indulgent: i haven't had a real night of sleep (i.e. more than 5 hours in a row in my own bed) in 2 years. And feel free of course to comment: there's no point bragging alone in here.
5/01/2016
4/29/2016
A long way behind, a long way to go
I haven't written anything on this page for ever. Like, EVER. Not that i never felt the need for it, and my brain has written a lot of posts over the past years, silently, in my bed, under the shower or while driving. But never have i found the time to actually sit down, get my laptop ready and spell out what my brain has to say.
I want this to change.
Over the past months i've met brilliant people, inspiring smiles and stories. I have had my fair share of frustrations, but also had many opportunities to learn more about myself. I've become a Mother, i've become a carer. I've become a lot more aware of my priorities in life and explored the essence of my values, my feelings and background.
Will i be able to tell you more about that? i sincerely hope so. I want to be more active, i want to speak up further.
Until then i read through this blog again, all articles, one by one. What started as a funny description of a new life journey turned into a space to express myself honestly, sincerely. Reading some articles hurt me as much as it hurt writing them. This is perfect, as this is the way they were intended.
But maybe the first thing to do, then, is to rename this space. I haven't been a housewife in forever, and do not intend to be. Let's see what my brain whispers and i'll follow.
I want this to change.
Over the past months i've met brilliant people, inspiring smiles and stories. I have had my fair share of frustrations, but also had many opportunities to learn more about myself. I've become a Mother, i've become a carer. I've become a lot more aware of my priorities in life and explored the essence of my values, my feelings and background.
Will i be able to tell you more about that? i sincerely hope so. I want to be more active, i want to speak up further.
Until then i read through this blog again, all articles, one by one. What started as a funny description of a new life journey turned into a space to express myself honestly, sincerely. Reading some articles hurt me as much as it hurt writing them. This is perfect, as this is the way they were intended.
But maybe the first thing to do, then, is to rename this space. I haven't been a housewife in forever, and do not intend to be. Let's see what my brain whispers and i'll follow.
8/24/2014
Campagnes virales et première pierre
Depuis plusieurs semaines maintenant, la tendance est à se vider des seaux d'eau sur la tête pour soulever connaissance et fonds pour la recherche contre la Sclérose latérale amyotrophique (SLA), encore appelée maladie de Charcot en France.
Le #ALSIceBucketChallenge fait le tour du monde, passe du monde corporate et VIP à celui du commun des mortels, avec un principe simple: on vous challenge de vous vider un seau d'eau glacée dans les prochaines 24h - si le défi n'est pas accompli, vous vous devez de donner USD 100 à l'association, puis de nominer trois autres personnes pour prendre la suite. Depuis le début de la chaine, maintenant virale sur internet, plus d'une vingtaine de millions de dollars ont été collectés.
Alors non, vous ne verrez pas ici de vidéo où je me vide de l'eau sur la tête, que ce soit de façon volontaire ou bien si un jour on me challenge. De la même façon que je ne participe pas à toutes ces chaînes internet qui vous demandent, par exemple, d'écrire sur Facebook la couleur de votre soutien-gorge "pour sensibiliser le public au cancer du sein".
Exemple de chaine étrange, reçue ce matin d'ailleurs. L'un de mes contacts écrit "just won £900 on a scratch card" (je viens juste de gagner 900£ grâce à une carte à gratter"). Je "like" ce statut, ravie de sa bonne fortune; puis je reçois ça:
Now you have to pick one from these below and post it to your status. This is THE 2014 BREAST & PROSTATE CANCER AWARENESS game. Don't be a spoil sport, pick your poison from one of these and change your status, 1) Damn my balls are sweaty 2) Just used my boobs to get out of a speeding ticket 3) Anyone have a tampon, I'm out? 4) How do you get rid of foot fungus? 5) Why is nobody around when I'm horny? 6) No toilet paper, goodbye socks. 7) Someone has offered me a job as a condom tester, but I'm hesitant. 8)I think I'm in love with someone, what should I do? 9) I've decided to stop wearing underwear. 10) It's confirmed, I'm going to be a Mummy / Daddy! 11) just won £900 on a scratch card 12) I love my big bouncy boobies. 13) i swing my balls back and forth. 14) that wasn't a fart, new pants please.
Pour résumer, je me ridiculise sur Facebook pour sensibiliser mes contacts pour la lutte contre le cancer du sein et de la prostate. SUPER. ET SURTOUT TELLEMENT UTILE. Et à refuser de jouer le jeu, je suis celle qui passe pour insensible, car je me contrefous de ces chaînes et je ne m'en cache pas.
Alors venons-en aux explications de base:
- Le temps que vous passez à préparer votre seau d'eau glacée, à préparer votre meilleur profil, votre appareil photo ou caméra, et à rassembler vos témoins parce que l'eau glacée, et oui ça mouille et c'est froid (LOL), je viens de le passer à lire une page d'information sur la SLA = je me suis informée.
- D'ailleurs, sur la même lignée, et pour ne pas oublier qu'au delà de ce défi, il y a tellement de maladies que l'on connaît peu ou mal, et pour lesquelles aucune campagne n'est aussi virale: je viens de lire la page sur la sclérose en plaques, une liste de maladies orphelines (136 pages de maladies rares qui n'ont généralement pas de nom, mais un numéro), en passant par le Syndrome d'Asperger, ou bien l'autisme. La liste est longue, mais une fois de plus, le temps que vous passez à poster votre vidéo Vine sur Facebook et compter le nombre de "like" récoltés, je m'instruis sur des choses loin d'être aussi amusantes que votre photoshoot.
- un statut Facebook particulièrement aléatoire n'aura strictement aucun effet ni sur la cause en question, ni sur la recherche. "Noir", "Dans 3 mois je pars vivre en Australie" ou "Comment je peux me débarrasser de champignons aux pieds?" n'aidera en rien la recherche contre le cancer du sein.
- Ce que j'aimerais voir systématiquement, c'est le chèque que chacun de ces arrosés, en particulier ceux et celles qui font de la cause un événement social, virtuel, visuel et particulièrement fun, aura écrit en faveur de l'association. D'ailleurs, de n'importe quelle association. Et à n'importe quelle période de l'année. Sans internet. Ni vidéo. Ni seau d'eau.
- 100$, c'est beaucoup d'argent. Par ici, et pour beaucoup, c'est un salaire mensuel qui va nourrir une dizaine de personnes et qui s'obtient dans des conditions de travail difficiles. Alors au lieu de donner parce que l'on vous a nominé, donnez parce que vous le voulez, et visez une cause qui vous tient à cœur, à laquelle vous pouvez vous identifier. Et surtout donnez ce que vous voulez/ce que vous pouvez: des sous, du temps, des vêtements, même juste de l'attention.
- Etre généreux, être sensible, c'est aussi et surtout faire preuve d'empathie au quotidien. Se verser un seau d'eau sur la tête, nominer des gens en riant tout en se foutant de ce qui se passe en bas de chez soi, et lancer la première pierre, je trouve ça répugnant.
- Je vis dans une région du monde où l'eau est une commodité rare, alors que pourtant elle coule à flot, et ce gratuitement, de mon robinet. Je vis dans une région du monde où les ressources naturelles sont gâchées sans scrupules, et où je peux, si je le veux, aller barboter dans l'une des 6 piscines de ma résidence (alors que j'ai la mer à 5mn à pied). Et pour produire cette eau potable sans la moindre trace de calcaire, j'ai une usine de dessalement gigantesque qui en plus de pomper de l'eau de mer et vider les nappes phréatiques du coin va consommer une énorme quantité d'électricité, issue directement du pétrole et du gaz naturel.
En commentaires d'une vidéo, en réponse à quelqu'un qui demandait plus de respect envers l'eau qui manque et pour laquelle on tue dans tellement d'endroits dans le monde, j'ai lu un "oui mais c'est pour la bonne cause, et puis un seau d'eau c'est rien comparé à ceux qui gâchent tout et n'importe quoi".
Ma réponse à tout ça:
Alors pour récapépète:
- informez-vous;
- n'attendez pas un challenge à la con pour vous sensibiliser à ce qui se passe autour de vous;
- personne ne vous oblige à donner quoi que ce soit - pensez juste à votre voisin, à vos proches, à votre communauté, pour faire le bien autour de vous. Et si vous le faites, que ce soit avec le cœur sur la main, sincèrement;
- pas besoin de se filmer, de s'auto-congratuler pour faire le bien autour de soi. Le geste a souvent plus de valeur que la parole;
- protégez les ressources naturelles - un glaçon coincé dans le dos aura autant d'effet, et cela ne devrait pas gâcher votre coktail.
A bon entendeur, je vais sortir ma CB et faire immédiatement un don à une association, sans attendre la bénédiction d'internet.
Edit 1: plusieurs jours après avoir rédigé cet article, l'association a atteint plus de 90 millions de dollars de dons, alors qu'à la même époque l'année dernière le montant ne dépassait pas les 2-3 millions.
Edit 2: Des communautés en Inde ont lancé le "Rice Bucket Challenge" pour collected du riz - à Gaza ils ont osé le "Dust Bucket Challenge" pour rappeler que la guerre est là pendant que le reste du monde s'amuse.
Edit 3: Dans un hôtel de luxe 5 étoiles en bas de chez moi, ils vont faire une soirée "Ice Bucket Challenge" ce weekend. Etrangement, quand j'ai demandé s'ils pouvaient donner des infos sur l'association et comment ils comptent donner, je n'ai pas eu de réponse...
Le #ALSIceBucketChallenge fait le tour du monde, passe du monde corporate et VIP à celui du commun des mortels, avec un principe simple: on vous challenge de vous vider un seau d'eau glacée dans les prochaines 24h - si le défi n'est pas accompli, vous vous devez de donner USD 100 à l'association, puis de nominer trois autres personnes pour prendre la suite. Depuis le début de la chaine, maintenant virale sur internet, plus d'une vingtaine de millions de dollars ont été collectés.
Alors non, vous ne verrez pas ici de vidéo où je me vide de l'eau sur la tête, que ce soit de façon volontaire ou bien si un jour on me challenge. De la même façon que je ne participe pas à toutes ces chaînes internet qui vous demandent, par exemple, d'écrire sur Facebook la couleur de votre soutien-gorge "pour sensibiliser le public au cancer du sein".
Exemple de chaine étrange, reçue ce matin d'ailleurs. L'un de mes contacts écrit "just won £900 on a scratch card" (je viens juste de gagner 900£ grâce à une carte à gratter"). Je "like" ce statut, ravie de sa bonne fortune; puis je reçois ça:
Now you have to pick one from these below and post it to your status. This is THE 2014 BREAST & PROSTATE CANCER AWARENESS game. Don't be a spoil sport, pick your poison from one of these and change your status, 1) Damn my balls are sweaty 2) Just used my boobs to get out of a speeding ticket 3) Anyone have a tampon, I'm out? 4) How do you get rid of foot fungus? 5) Why is nobody around when I'm horny? 6) No toilet paper, goodbye socks. 7) Someone has offered me a job as a condom tester, but I'm hesitant. 8)I think I'm in love with someone, what should I do? 9) I've decided to stop wearing underwear. 10) It's confirmed, I'm going to be a Mummy / Daddy! 11) just won £900 on a scratch card 12) I love my big bouncy boobies. 13) i swing my balls back and forth. 14) that wasn't a fart, new pants please.
Pour résumer, je me ridiculise sur Facebook pour sensibiliser mes contacts pour la lutte contre le cancer du sein et de la prostate. SUPER. ET SURTOUT TELLEMENT UTILE. Et à refuser de jouer le jeu, je suis celle qui passe pour insensible, car je me contrefous de ces chaînes et je ne m'en cache pas.
Alors venons-en aux explications de base:
- Le temps que vous passez à préparer votre seau d'eau glacée, à préparer votre meilleur profil, votre appareil photo ou caméra, et à rassembler vos témoins parce que l'eau glacée, et oui ça mouille et c'est froid (LOL), je viens de le passer à lire une page d'information sur la SLA = je me suis informée.
- D'ailleurs, sur la même lignée, et pour ne pas oublier qu'au delà de ce défi, il y a tellement de maladies que l'on connaît peu ou mal, et pour lesquelles aucune campagne n'est aussi virale: je viens de lire la page sur la sclérose en plaques, une liste de maladies orphelines (136 pages de maladies rares qui n'ont généralement pas de nom, mais un numéro), en passant par le Syndrome d'Asperger, ou bien l'autisme. La liste est longue, mais une fois de plus, le temps que vous passez à poster votre vidéo Vine sur Facebook et compter le nombre de "like" récoltés, je m'instruis sur des choses loin d'être aussi amusantes que votre photoshoot.
- un statut Facebook particulièrement aléatoire n'aura strictement aucun effet ni sur la cause en question, ni sur la recherche. "Noir", "Dans 3 mois je pars vivre en Australie" ou "Comment je peux me débarrasser de champignons aux pieds?" n'aidera en rien la recherche contre le cancer du sein.
- Ce que j'aimerais voir systématiquement, c'est le chèque que chacun de ces arrosés, en particulier ceux et celles qui font de la cause un événement social, virtuel, visuel et particulièrement fun, aura écrit en faveur de l'association. D'ailleurs, de n'importe quelle association. Et à n'importe quelle période de l'année. Sans internet. Ni vidéo. Ni seau d'eau.
- 100$, c'est beaucoup d'argent. Par ici, et pour beaucoup, c'est un salaire mensuel qui va nourrir une dizaine de personnes et qui s'obtient dans des conditions de travail difficiles. Alors au lieu de donner parce que l'on vous a nominé, donnez parce que vous le voulez, et visez une cause qui vous tient à cœur, à laquelle vous pouvez vous identifier. Et surtout donnez ce que vous voulez/ce que vous pouvez: des sous, du temps, des vêtements, même juste de l'attention.
- Etre généreux, être sensible, c'est aussi et surtout faire preuve d'empathie au quotidien. Se verser un seau d'eau sur la tête, nominer des gens en riant tout en se foutant de ce qui se passe en bas de chez soi, et lancer la première pierre, je trouve ça répugnant.
- Je vis dans une région du monde où l'eau est une commodité rare, alors que pourtant elle coule à flot, et ce gratuitement, de mon robinet. Je vis dans une région du monde où les ressources naturelles sont gâchées sans scrupules, et où je peux, si je le veux, aller barboter dans l'une des 6 piscines de ma résidence (alors que j'ai la mer à 5mn à pied). Et pour produire cette eau potable sans la moindre trace de calcaire, j'ai une usine de dessalement gigantesque qui en plus de pomper de l'eau de mer et vider les nappes phréatiques du coin va consommer une énorme quantité d'électricité, issue directement du pétrole et du gaz naturel.
En commentaires d'une vidéo, en réponse à quelqu'un qui demandait plus de respect envers l'eau qui manque et pour laquelle on tue dans tellement d'endroits dans le monde, j'ai lu un "oui mais c'est pour la bonne cause, et puis un seau d'eau c'est rien comparé à ceux qui gâchent tout et n'importe quoi".
Ma réponse à tout ça:
"Be the change you want to see in the world" - "vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde", Gandhi
Alors pour récapépète:
- informez-vous;
- n'attendez pas un challenge à la con pour vous sensibiliser à ce qui se passe autour de vous;
- personne ne vous oblige à donner quoi que ce soit - pensez juste à votre voisin, à vos proches, à votre communauté, pour faire le bien autour de vous. Et si vous le faites, que ce soit avec le cœur sur la main, sincèrement;
- pas besoin de se filmer, de s'auto-congratuler pour faire le bien autour de soi. Le geste a souvent plus de valeur que la parole;
- protégez les ressources naturelles - un glaçon coincé dans le dos aura autant d'effet, et cela ne devrait pas gâcher votre coktail.
A bon entendeur, je vais sortir ma CB et faire immédiatement un don à une association, sans attendre la bénédiction d'internet.
Edit 1: plusieurs jours après avoir rédigé cet article, l'association a atteint plus de 90 millions de dollars de dons, alors qu'à la même époque l'année dernière le montant ne dépassait pas les 2-3 millions.
Edit 2: Des communautés en Inde ont lancé le "Rice Bucket Challenge" pour collected du riz - à Gaza ils ont osé le "Dust Bucket Challenge" pour rappeler que la guerre est là pendant que le reste du monde s'amuse.
Edit 3: Dans un hôtel de luxe 5 étoiles en bas de chez moi, ils vont faire une soirée "Ice Bucket Challenge" ce weekend. Etrangement, quand j'ai demandé s'ils pouvaient donner des infos sur l'association et comment ils comptent donner, je n'ai pas eu de réponse...
12/31/2013
Sleepy Buildings, The Gathering
Happy New Year to all of you,
May 2014 be brighter than 2013 in all respects.
12/14/2013
Smart Cities and Sustainable Development
In view of the Abu Dhabi Sustainability Week 2014, Masdar has asked bloggers to write about their vision of smart cities and sustainable development. Other contributions can be found on the Masdar Engage page. If you like my words, you will be able to support my application on the website.
“How can cities contribute to the advancement of sustainable
development and address issues including water, energy and waste?”
I grew up, studied
and worked in big cities from the Western world, where accessing clean water
and energy is taken for granted. Mobility and education have never been a
problem, and in most cases I only need to walk 5 minutes around my block to
reach the first doctor or pharmacy, should I get scared of a little season
cold. From birth I have been given chances that actually belong to a few only: education,
health, water, energy, employment, transportation.
But I’ve
travelled, I learned, I looked around and I listened. I have contemplated these
chances and wondered how to use them for the greater good, and change the “I am
lucky” into “WE are happy”. I have committed my studies and work into raising
awareness, building knowledge, creating technical communications, and doing my
best to share what I did not have to earn.
I am not going to
preach about climate change here, as the facts are here; but with a majority of
the world population living in cities, I believe that redefining the concept of
urban development has become a must.
There is no unique scheme to implement, no
“best solution” to apply. Key words to
express the goal are numerous: sustainable cities – smart cities – green cities. These concepts express the need to approach urban planning in a systemic way, in
which everyone works hand-in-hand to create a new governance approach. Bring
around the same table designers, politicians, architects, citizens,
representatives of the industry, NGOs, Academia…and let them build our green
future together.
Now, beyond terminology,
there should be action, intelligent action, to implement change that matters,
while respecting cultures, ethnicities and traditional urban structures. This
is only possible if one engages in a continuous dialogue and learning process.
Technological
connectivity (“e-services” included) and mobility for example are key factors
that will only be effective if energy security can be guaranteed at all time.
Access to basic social services and education will support community building,
only if these communities have the regulatory and financial framework to allow
equal access to these services to both girls and boys, women and men, poor and
rich. Waste management can become “smart” not only if you help people apply the
“R’s” (Reduce, Recycle, Re-use, Rethink, Repair…) but also and mainly if the
infrastructure and facilities support waste collection, sorting and
transformation. Connecting the environmental, social and economic “bubbles” of
sustainability while keeping Brundtland’s definition in mind is a hard work which
demands the attention and cooperation from everyone.
Cities connect
people, institutions and minds. Of course we can all disagree, but we need to
learn from each other and we need to act now. Cities concentrate knowledge and
power, and can direct the relationship between urban and rural, reciprocal link
that remains vital to guarantee safety and food security. Cities are the
witnesses of our history, the carrier of our identities. They are the base to
build from, and the obvious future we will experience. They are in a way the
best “playground” to innovate, create, react.
11/16/2013
Cher Président
Cher Président,
j'ai pris un peu de temps avant de me décider de t'écrire. Je me suis même demandée si je devais t'écrire en français ou en anglais, sachant que je suis à plus de 6000km de la Capitale. Mais bon, il m'arrive parfois de profiter de toutes les occasions possibles pour pratiquer mon français qui parfois, j'ai l'impression, se détériore à force de ne penser ou ne parler qu'anglais.
Je te tutoie, j'espère que tu ne m'en veux pas? Je me suis dit qu'après tout, comme bon représentant des français et françaises sur le sol français et dans le monde, je dois bien pouvoir m'identifier à toi comme "citoyen normal", aussi Président sois-tu. La normalité, n'était-ce pas l'un de tes mots clé lors de ta campagne? Donc je te tutoie. Un jour peut-être je te vouvoierai. Ou peut-être pas.
Cher Président, si je t'écris cette longue lettre, c'est parce que je me sens mal dans ma peau. Ne te méprend pas, je ne compte pas faire de cette lettre une psychanalyse de ma vie au quotidien ni même un état des lieux de ma santé. Je souhaite juste partager avec toi quelques points qui me dérangent. Parlons franchement, puisque "toi, Président", tu es sensé être l'écoute de tes concitoyens.
Cela va bientôt faire 10 ans que j'ai quitté le territoire français. Je me considère encore comme "jeune diplômée", puisqu'avec mes 5 années d'expérience professionnelle (dont 6 mois de stage non rémunéré à l'étranger et quelques mois de pause involontaire dans mes contrats de travail), on regarder toujours mon Master comme le plus grand de mes accomplissements, alors que depuis j'ai travaillé dans des agences internationales renommées.
Sur ces 5 années, je n'ai jamais payé d'impôts en France. Je te rassure, je n'ai jamais fraudé: j'ai juste habité à 100% hors du territoire français, j'ai travaillé pour des organisations internationales, et j'ai habité dans des régions du monde où si je ne paye pas d'impôts, je risque de perdre mon emploi du jour au lendemain. Je n'ai jamais non plus cotisé pour ma retraite, si ce n'est en mettant de l'ordre dans mes finances privées et en garantissant un train de vie stable et modeste, tout en sachant profiter de la vie.
Mais voilà, Président, de mes 6000 km de distance je continue malgré tout de regarder ce qui se passe "à la maison", et non seulement je suis attristée, mais je me sens aussi parfois insultée. Et ce parce que je continue de m'inclure dans plusieurs cadres que l'opinion générale semble titiller de façon agressive.
Depuis des mois, je lis sans cesse des articles qui demandent pourquoi les jeunes diplômés préfèrent partir de France et s'installer à l'étranger. Tu devrais le savoir, la réponse est pourtant simple: on préfère partir de France et s'installer à l'étranger, 1/ parce qu'il y a du travail, 2/ parce qu'il y a de l'argent ailleurs, 3/ parce que mon diplôme y est reconnu, 4/ parce que j'ai des opportunités de développement professionnel, et 5/ parce que c'est mon choix personnel. Je me permets de développer un peu:
1/ On parle suffisamment du chômage des jeunes, tu dois bien le savoir. Je suis diplômée de Grande Ecole française, diplômée d'une université prestigieuse suédoise. Mais un diplôme chaud dans les poches, en période de crise économique, cela n'aide pas. J'ai peut-être surestimé mes chances (copieusement aidée par des institutions universitaires particulièrement pédantes), mais j'ai pris mon mal en patience. J'ai appris une nouvelle langue, j'ai exercé des petits boulots, j'ai travaillé 6 mois sans être payée.
2/ ...Et tous ces petits sacrifices m'ont appris la (fameuse) valeur-travail, tout en me disant qu'il ne faut pas non plus en abuser trop longtemps.
3/ Je sais bien que faire un Master spécialisé en environnement et développement durable, pour beaucoup, cela veut dire faire des accolades aux arbres, s'enchainer aux rails pour bloquer des convois de déchets nucléaires, ou bien partir se faire des dreadlocks en mangeant vegan. Ne m'en veux pas, mais les clichés parfois en France ont la vie longue, alors j'ai préféré avancer dans des endroits où l'on reconnaît ce que j'ai fait et où l'on donne une chance à mes projets et mes envies.
4/ ...Et autant dire qu'en Scandinavie, et (à la grande surprise de beaucoup), au Moyen-Orient, l'environnement n'est pas le premier budget que l'on va écorcher lorsque cela va mal. Ce n'est pas non plus un sujet de discorde politique au Parlement, et penser "vert" ne veut pas dire "penser Ecologistes". Si je pense vert, c'est que je pense à l'avenir de mon pays et de ma famille. Pas que je cherche à garantir ma réélection dans les 4-5 ans à venir.
5/ Je suis partie à l'étranger parce que cela faisait partie de mon cursus universitaire, une année Erasmus obligatoire. J'ai découvert un monde académique différent, j'ai fait la fête (un peu trop), et j'ai rencontré du monde (beaucoup). J'ai tellement échangé avec des gens de cultures différentes que j'ai rencontré celui que j'allais un jour épouser. Il n'est pas français, mais il se considère autant que moi comme international plutôt qu'issu d'un pays spécifique. Si je ne suis pas en France, ce n'est pas contre mon pays, mais pour développer un futur tout aussi international pour nous deux et notre future progéniture, qui si tout se passe bien, grandira en parlant au minimum 3 à 4 langues à la maison, et connaîtra autant la Tour Eiffel que la Forêt Noire. Et j'aime cette idée, tout bêtement.
Alors pourquoi m'impose-t-on l'idée que je trahis mon pays, parce que je décide de construire une vie qui me semble plus appropriée tout d'abord pour mes projets individuels, mais aussi pour mes futurs projets de famille?
Il y a 20 ans, lorsque j'ai du choisir ma LV1 puis ma LV2 (le grec ancien en option ne m'ayant pas trop ouvert de portes pour le moment), j'ai pensé à l'avenir. J'ai pensé à l'Europe qui grandissait, alors que l'Euro n'existait pas encore. Le gouvernement poussait les jeunes à partir à l'étranger, et une expérience internationale était le must pour un CV glorieux et un accès aux postes à responsabilités. La francophonie était majestueuse, être "Français à l'étranger" semblait la clé à beaucoup de problèmes.
A l'époque, partir était une fierté - maintenant cela sonne comme une trahison.J'espère que tu comprends où je veux en venir, cher Président.
Je ne vois pas pourquoi il faudrait se justifier de partir lorsque l'on cherche une vie meilleure, ailleurs. La Nouvelle Frontière, l'Eldorado, tout ça ne se trouve plus en France. Cela ne fait pas de moi ou des autres, pour autant, une mauvaise personne, ou une "anti-France". Mon choix de vie a des avantages, il a aussi des inconvénients que j'assume. Mais je ne comprends pas pourquoi j'en arrive me sentir visée par ces commentaires qui disent qu'il faut participer à "l'effort national" pour remonter la pente et sortir de la crise. Je crois qu'en augmentant les impôts par-ci par-là tu impliques déjà tellement de monde à cet effort-là, et beaucoup n'ont pas besoin d'être passés par mes étapes pour avoir envie de filer par la petite ou la grande porte. Je n'ai pas besoin de te rappeler non plus qu'eux même se sentent trahis, que les sentiments sont réciproques.
Que l'on ne vienne pas non plus me parler de politique par ici. Certes, je n'ai pas voté pour toi. Mais j'ai reconnu suffisamment de fois qu'avec le contexte économique et social actuel, l'autre côté n'aurait peut-être pas pu mieux faire non plus. Agir est une bonne chose; agir dans la bonne direction en est une autre.
Cher Président, si tu veux que tes expatriés, ceux qui véhiculent la francophonie et l'excellence de tes universités, ceux qui ont des idées et qui ne vivent que par l'innovation et la stimulation intellectuelle et économique, rentrent, donne leur les bonnes raisons. Toi, Président, tu en as sûrement plus les moyens que nous.
Cordialement, etc etc.
j'ai pris un peu de temps avant de me décider de t'écrire. Je me suis même demandée si je devais t'écrire en français ou en anglais, sachant que je suis à plus de 6000km de la Capitale. Mais bon, il m'arrive parfois de profiter de toutes les occasions possibles pour pratiquer mon français qui parfois, j'ai l'impression, se détériore à force de ne penser ou ne parler qu'anglais.
Je te tutoie, j'espère que tu ne m'en veux pas? Je me suis dit qu'après tout, comme bon représentant des français et françaises sur le sol français et dans le monde, je dois bien pouvoir m'identifier à toi comme "citoyen normal", aussi Président sois-tu. La normalité, n'était-ce pas l'un de tes mots clé lors de ta campagne? Donc je te tutoie. Un jour peut-être je te vouvoierai. Ou peut-être pas.
Cher Président, si je t'écris cette longue lettre, c'est parce que je me sens mal dans ma peau. Ne te méprend pas, je ne compte pas faire de cette lettre une psychanalyse de ma vie au quotidien ni même un état des lieux de ma santé. Je souhaite juste partager avec toi quelques points qui me dérangent. Parlons franchement, puisque "toi, Président", tu es sensé être l'écoute de tes concitoyens.
Cela va bientôt faire 10 ans que j'ai quitté le territoire français. Je me considère encore comme "jeune diplômée", puisqu'avec mes 5 années d'expérience professionnelle (dont 6 mois de stage non rémunéré à l'étranger et quelques mois de pause involontaire dans mes contrats de travail), on regarder toujours mon Master comme le plus grand de mes accomplissements, alors que depuis j'ai travaillé dans des agences internationales renommées.
Sur ces 5 années, je n'ai jamais payé d'impôts en France. Je te rassure, je n'ai jamais fraudé: j'ai juste habité à 100% hors du territoire français, j'ai travaillé pour des organisations internationales, et j'ai habité dans des régions du monde où si je ne paye pas d'impôts, je risque de perdre mon emploi du jour au lendemain. Je n'ai jamais non plus cotisé pour ma retraite, si ce n'est en mettant de l'ordre dans mes finances privées et en garantissant un train de vie stable et modeste, tout en sachant profiter de la vie.
Mais voilà, Président, de mes 6000 km de distance je continue malgré tout de regarder ce qui se passe "à la maison", et non seulement je suis attristée, mais je me sens aussi parfois insultée. Et ce parce que je continue de m'inclure dans plusieurs cadres que l'opinion générale semble titiller de façon agressive.
Depuis des mois, je lis sans cesse des articles qui demandent pourquoi les jeunes diplômés préfèrent partir de France et s'installer à l'étranger. Tu devrais le savoir, la réponse est pourtant simple: on préfère partir de France et s'installer à l'étranger, 1/ parce qu'il y a du travail, 2/ parce qu'il y a de l'argent ailleurs, 3/ parce que mon diplôme y est reconnu, 4/ parce que j'ai des opportunités de développement professionnel, et 5/ parce que c'est mon choix personnel. Je me permets de développer un peu:
1/ On parle suffisamment du chômage des jeunes, tu dois bien le savoir. Je suis diplômée de Grande Ecole française, diplômée d'une université prestigieuse suédoise. Mais un diplôme chaud dans les poches, en période de crise économique, cela n'aide pas. J'ai peut-être surestimé mes chances (copieusement aidée par des institutions universitaires particulièrement pédantes), mais j'ai pris mon mal en patience. J'ai appris une nouvelle langue, j'ai exercé des petits boulots, j'ai travaillé 6 mois sans être payée.
2/ ...Et tous ces petits sacrifices m'ont appris la (fameuse) valeur-travail, tout en me disant qu'il ne faut pas non plus en abuser trop longtemps.
3/ Je sais bien que faire un Master spécialisé en environnement et développement durable, pour beaucoup, cela veut dire faire des accolades aux arbres, s'enchainer aux rails pour bloquer des convois de déchets nucléaires, ou bien partir se faire des dreadlocks en mangeant vegan. Ne m'en veux pas, mais les clichés parfois en France ont la vie longue, alors j'ai préféré avancer dans des endroits où l'on reconnaît ce que j'ai fait et où l'on donne une chance à mes projets et mes envies.
4/ ...Et autant dire qu'en Scandinavie, et (à la grande surprise de beaucoup), au Moyen-Orient, l'environnement n'est pas le premier budget que l'on va écorcher lorsque cela va mal. Ce n'est pas non plus un sujet de discorde politique au Parlement, et penser "vert" ne veut pas dire "penser Ecologistes". Si je pense vert, c'est que je pense à l'avenir de mon pays et de ma famille. Pas que je cherche à garantir ma réélection dans les 4-5 ans à venir.
5/ Je suis partie à l'étranger parce que cela faisait partie de mon cursus universitaire, une année Erasmus obligatoire. J'ai découvert un monde académique différent, j'ai fait la fête (un peu trop), et j'ai rencontré du monde (beaucoup). J'ai tellement échangé avec des gens de cultures différentes que j'ai rencontré celui que j'allais un jour épouser. Il n'est pas français, mais il se considère autant que moi comme international plutôt qu'issu d'un pays spécifique. Si je ne suis pas en France, ce n'est pas contre mon pays, mais pour développer un futur tout aussi international pour nous deux et notre future progéniture, qui si tout se passe bien, grandira en parlant au minimum 3 à 4 langues à la maison, et connaîtra autant la Tour Eiffel que la Forêt Noire. Et j'aime cette idée, tout bêtement.
Alors pourquoi m'impose-t-on l'idée que je trahis mon pays, parce que je décide de construire une vie qui me semble plus appropriée tout d'abord pour mes projets individuels, mais aussi pour mes futurs projets de famille?
Il y a 20 ans, lorsque j'ai du choisir ma LV1 puis ma LV2 (le grec ancien en option ne m'ayant pas trop ouvert de portes pour le moment), j'ai pensé à l'avenir. J'ai pensé à l'Europe qui grandissait, alors que l'Euro n'existait pas encore. Le gouvernement poussait les jeunes à partir à l'étranger, et une expérience internationale était le must pour un CV glorieux et un accès aux postes à responsabilités. La francophonie était majestueuse, être "Français à l'étranger" semblait la clé à beaucoup de problèmes.
A l'époque, partir était une fierté - maintenant cela sonne comme une trahison.J'espère que tu comprends où je veux en venir, cher Président.
Je ne vois pas pourquoi il faudrait se justifier de partir lorsque l'on cherche une vie meilleure, ailleurs. La Nouvelle Frontière, l'Eldorado, tout ça ne se trouve plus en France. Cela ne fait pas de moi ou des autres, pour autant, une mauvaise personne, ou une "anti-France". Mon choix de vie a des avantages, il a aussi des inconvénients que j'assume. Mais je ne comprends pas pourquoi j'en arrive me sentir visée par ces commentaires qui disent qu'il faut participer à "l'effort national" pour remonter la pente et sortir de la crise. Je crois qu'en augmentant les impôts par-ci par-là tu impliques déjà tellement de monde à cet effort-là, et beaucoup n'ont pas besoin d'être passés par mes étapes pour avoir envie de filer par la petite ou la grande porte. Je n'ai pas besoin de te rappeler non plus qu'eux même se sentent trahis, que les sentiments sont réciproques.
Que l'on ne vienne pas non plus me parler de politique par ici. Certes, je n'ai pas voté pour toi. Mais j'ai reconnu suffisamment de fois qu'avec le contexte économique et social actuel, l'autre côté n'aurait peut-être pas pu mieux faire non plus. Agir est une bonne chose; agir dans la bonne direction en est une autre.
Cher Président, si tu veux que tes expatriés, ceux qui véhiculent la francophonie et l'excellence de tes universités, ceux qui ont des idées et qui ne vivent que par l'innovation et la stimulation intellectuelle et économique, rentrent, donne leur les bonnes raisons. Toi, Président, tu en as sûrement plus les moyens que nous.
Cordialement, etc etc.
8/03/2013
Ex- housewife?
Since I found a job, many readers told me that the title of my blog is now wrong, outdated: I am not a housewife anymore now that I signed a contract, go to the office every day and cashed my first salary check in.
I've tried then to see if I could find an alternative name or description for myself. Technically speaking I am still a housewife on my visa until I get my official working card with a change of title in my passport. Pfiiuuuu, this gives me a few more weeks to decide.
When I opened this blog I officially stated I was one, but did not want to be. It took me a few months and a lot of unexpected and God-i-wish-all-the-sh*t-had-not-happened kind of changes in my life, to realize what I was, what I was not, and what I wanted.
But all this also taught me that I could not become a cliché "DXB housewife" anyway, by nature. My brain works in a way that I refuse to be dependent, possibly one of the biggest lessons taught not from life only, but also from my mother. On the other hand I did buy a pair of pink high heels and joined the gym with the hope to turn slimmer like many expats here; but my black flip-flops are generally sufficient to hang out (and the pink shoes are getting dusty).
So what am I finally, here in DXB, if I am not a cliché "DXB housewife"?
- a cliché "expat"? Naeh, I am not sure actually. I don't know the right places to be/to go, I have never been to a Friday party brunch since I moved (more than a year ago), and I still don't know the districts' names and directions.
- a cliché "wife"? Highly possible. And I love being my husband's "one".
- a cliché "DXB worker"? Not very much. This new job, that I already love much, will allow me to change some mentalities, and being optimistic lately, maybe the world. However it won't help me pay the rent in a one year check to sign in advance.
I am not sure what I am exactly considering I am not a real housewife anymore. But one thing is obvious to me at the moment: I can be anything I want to be, and I feel lucky.
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